Archive

You are currently browsing the archives for the Analyses category.

déc

1

Un Kindle pour Noël ? Pas de Nook en tout cas..

By Nico

J’ai reçu une newsletter d’Amazon lundi matin avec pour seul contenu cette image :
Kindle Best Seller Noel 2009

Au delà du message publicitaire, il est intéressant de voir qu’Amazon annonce au passage que le Kindle est aujourd’hui le produit le plus vendu (ça on le savait déjà), le plus demandé (dans les « Listes et Idées Cadeaux » Amazon) et le plus offert.

Ce message fait écho avec un communiqué relayé le même jour par Reuters, qui indique que le Kindle a battu ses records de ventes en Novembre. Voici une traduction du communiqué :

Amazon.com indique ce lundi que son livre électronique Kindle a déjà battu son record de vente pour le mois de novembre, tandis que ses concurrents ont des difficultés à gérer les commandes de leurs clients.

Le e-commerçant indique également que ses clients achètent plusieurs Kindle à la fois pour les offrir à Noël, de même que les professionnels/sociétés qui achètent des Kindle “en large quantités” pour leurs employés ou leur clients. Amazon ne donne pas de chiffres précis sur les ventes de Kindle.

via Reuters.com

Apprendre qu’Amazon bat des records de ventes du Kindle en Novembre, et donc à l’approche de Noël,  semble assez logique. Le plus intéressant réside dans la petite phrase « tandis que ses concurrents ont des difficultés à gérer les commandes de leurs clients » qui fait référence à Barnes & Nobles et son Nook, qui ne peuvent pas assurées les livraisons des commandes online avant le 11 janvier prochain !

D’ailleurs, pour ne pas complètement louper les ventes de Noël, B&N propose un certificat qui rappelle aux heureux acquéreurs qu’il faudra encore patienter un peu avant de tenir le Nook entre leurs mains..

Nook rupture de stock

Le Nook de Barnes & Noble est considéré comme un concurrent sérieux du Kindle (uniquement aux US, le seul marché où il est distribué pour le moment). Ce premier Noël en incapacité de livré à temps pour Noël ne va pas aider le Nook à s’imposer face au Kindle qui gardera sans doute une bonne longueur d’avance, tout du moins commercialement.

Ce qui est certain, c’est que la guerre marketing a officiellement commencé entre le Kindle et ses challengers !

en tout cas

nov

7

Les possesseurs du Kindle lisent plus

By Nico

Kindle Lire Plus

Un article du New York Times évoque un étude d’Amazon qui tend à démontrer que leurs clients possesseurs du Kindle achètent en moyenne 3,1 fois plus de livres qu’avant. La statistique est intéressante même si elle comporte un biais important :

Quand on possède un Kindle, on devient un client « captif ». En effet, l’expérience d’achat direct sur le Kindle (en 3G) offre un tel confort et une telle simplicité qu’il devient peu probable qu’on se fournisse en livres d’une manière différente. On peut donc facilement imaginer que ce ratio (x3,1) prenne en compte la concentration de l’acquisition de livres sur le Kindle.

L’auteur de l’article (Brad Stone) affiche son scepticisme quand à cette analyse qui, d’après lui, a pour objectif principal de convaincre les derniers éditeurs indécis de l’intérêt de jouer le jeu du livre numérique, malgré la baisse des tarifs (et donc des marges) que cela implique.

Je suis pour ma part convaincu de l’impact positif du Kindle (et des Livres Numériques en général) sur le comportement d’achat des lecteurs. Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, a d’ailleurs déclaré à ce sujet : “You are going to see very significant industry growth rates as a result of the convenience of this kind of reading” (“Vous allez voir de très forts taux de croissance pour cette industrie grâce au confort apporté par cette façon de lire”).

La transition de l’industrie du livre vers le numérique est un enjeu majeur pour les années à venir et je peux comprendre les craintes des éditeurs qui doivent instinctivement faire le parallèle avec l’industrie musicale… D’après l’article, le piratage d’e-Books n’est pas encore un problème significatif, mais le phénomène pourrait prendre de l’ampleur dans un avenir proche. Mais ça, c’est un autre sujet !

oct

25

Amazon Kindle – Pas de « Lost Symbol » pour la France

By Nico

On avait parlé de Lost Symbol, le dernier Roman de Dan Brown (« Da Vinci Code ») au moment ou la version Kindle avait dépassée la version livre dans les classement de meilleures ventes d’Amazon. Je me suis rendu sur l’offre Kindle de ce roman aujourd’hui et malheureusement, elle n’est pas disponible hors Europe

Lost Symbol Unavailable

C’est une réelle déception d’autant plus que, sans mauvais jeu de mot, ce livre est assez symbolique du succès de Kindle aux US. L’encart visible sur la page est assez explicite : il s’agit d’un problème de Droit d’Auteur (« Due to copyright restrictions… »).

On sait que la gestion des droits d’auteurs à l’international (dans 169 pays !) a fait partie des principaux challenges d’Amazon pour l’internationalisation du Kindle et on ne peut qu’espérer que ces freins « administratifs/business » n’impactent pas trop le catalogue disponible hors US.

A suivre…

oct

24

Améliorer son anglais gràce au Kindle d’Amazon

By Nico

Je lis des livres en anglais depuis quelques années et je pense que cette pratique m’a bien aidé à améliorer mon anglais. Sur un livre classique, quand on bute sur un mot, on a rarement le courage de sortir un dictionnaire. Le contexte permet souvent de comprendre le terme à postériori mais ce n’est pas toujours le cas…

Tout ça pour dire que j’apprécie énormément le fait qu’un dictionnaire (The New Oxford American Dictionary) soit directement intégré au Kindle. Pendant la lecture, il suffit de placer le curseur devant un mot et une courte définition apparait instantanément (ou presque) en bas de la page. Si ce bout de définition ne suffit pas, il suffit de cliquer sur le bouton « valider » pour afficher en pleine page la définition du mot. Il s’agit bien sur d’une définition en anglais, et pas d’une traduction, mais c’est aussi – voir plus – efficace !

Kindle dictionnaire

De la à prêter un usage pédagogique au Kindle, il n’y a qu’un pas. Pour ma part, l’intérêt est indéniable :)

oct

24

La révolution de l’Encre Numérique (e-Ink)

By Nico

On peut difficilement parler du Kindle sans s’arrêter sur la technologie du papier électronique qui utilise de l’ « encre numérique ». Pour le Kindle, c’est la technologie e-Ink qui est employée.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il faut rappeler que le confort de lecture est un critère essentiel pour le succès du format e-book. La technologie e-link a en effet permis de combler le gouffre qui existait entre la lecture sur papier et la lecture sur écran. Il faut savoir que les écrans classiques (TV, ordinateur, SmartPhone, etc), nécessitent un « rétro-éclairage » qui a tendance à fatiguer l’œil du lecteur. A l’inverse, le « papier électronique » est purement « réflectif » et utilise la lumière ambiante de la même manière que le papier classique.

A la place de l’encre, la technologie e-Ink utilise des capsules d’encre électronique (aussi appelées « micro-billes »), qui sont réparties à la surface du papier via une méthode de « polymérisation ». En gros il s’agit d’une couche de polymère liquide contenant les capsules d’encre qui est « prise en sandwich » entre deux couches transparentes d’électrodes. Les champs magnétiques émis par les électrodes permettent aux capsules de prendre une place spécifique sur le papier. Petit schéma vus sur Wikipedia :

Encre Numerique

Il existe deux gros avantages à cette technologie :

1. Le confort de lecture comparable à celui du papier classique : pas de fatigue liée au rétro-éclairage + pas de limite d’angle de vue comme sur des écrans « classiques »

2. Faible consommation d’énergie : Seule la création de la page consomme de l’énergie. Une fois l’encre numérique « posée » sur le papier, la consommation est nulle.

Seule défaut : Impossible de lire sur le Kindle sans une source de lumière extérieure. Notez qu’il existe des mini-lampes flexibles qui se fixent directement sur le Kindle ;)

Mini-Lampe Kindle

oct

23

+68% de bénéfice net pour Amazon au 3ème trimestre !

By Nico

Les chiffres sont tombés cette nuit aux US et la nouvelle est en train de faire le tour de la presse économique. Ce n’est définitivement pas la crise pour Amazon qui dépasse largement les prévisions des analystes avec +68% de bénéfice net pour le 3ème trimestre. Conséquence, un bon de plus de 20% de l’action Amazon qui est passé de 93$ à plus de 112$ à l’ouverture de Wall Street ! A l’heure ou je vous écris, l’action a dépassé les 115$. Comme on peut le voir sur ce graphique, il s’agit ni plus ni moins d’un record historique pour l’action Amazon :

Bourse Amazon

Jeff Bezos, le PDG/fondateur d’Amazon, en a profité pour annoncer que le Kindle était désormais le produit le plus vendu par le groupe, à la fois en volume et en valeur.  C’est donc une excellente nouvelle pour le groupe et un nouvel indicateur de l’excellente santé du Kindle sur le sol Américain.

Espérons que le rythme suive outre-manche ! Je me sens encore bien seul avec mon Kindle dans le métro parisien ;)

sept

25

La FNAC a vendu 40 000 eBooks en moins d’un an

By Nico

FNAC

C’est Neteco.com qui relayait cette information hier (« Selon une indiscrétion du magazine Challenge… ») : Depuis la sortie de leur service de téléchargement de livre en 2008, FNAC.com auraient écoulé 40 000 livrels* et 10 000 Readers de Sony.

Des chiffres assez modestes selon l’analyse de Neteco qui commente :

« Malgré des chiffres relativement modestes, la Fnac croit néanmoins dans le livre électronique et a décidé d’élargir son offre avec un catalogue comptant désormais plus de 30 000 titres issus de grandes maisons d’éditions parisiennes (Albin Michel, Grasset, Fayard,..) mais également d’éditeurs plus spécialisés comme Eyrolles, Dunod, Belin, Vuibert, L’Harmattan ou L’Etudiant. »

[Source - neteco.com]

* Livrel – joli terme bien français employé dans l’article pour parler de livre électronique. Moi qui cherchait une alternative à « eBook »… Je reste perplexe :)

sept

25

Quand Mike Elgan critique l’industrie des Ebooks

By Nico

mike_elgan

Mike Elgan est un journaliste/blogueur/analyste qui produit de nombreux articles sur les nouvelles technologies via son blog The Raw Feed. Je suis tombé par hasard sur un de ses articles publié le 19 septembre sur computerworld.com intitulé « What’s wrong with e-books? » ( »Qu’est ce qui ne va pas avec les eBooks ? »). L’article en anglais est disponible ICI.

L’article s’appuie sur le constat suivant : 99% de la valeur d’un livre se trouve dans son contenu. Le 1% restant représente « le contenant » – que ce soit un livre physique, un écran d’ordinateur, un iPhone, un Kindle, ou encore – en version audio – un lecteur MP3.. Or, quand on fait l’acquisition d’un livre, on ne le fait jamais sur tous ces formats. Et pour cause, le prix serait prohibitif.. L’exemple repris est le suivant : Pour le roman « The Enchantress of Florence » de Salman Rushdie, il faut compter 30$ pour la version livre, 10$ pour la version numérique (Kindle) et 36.40$ pour la version Audio (Audible). Donc pour une version Livre, eBook et Audio de ce roman, il faut compter 76.40$.. La valeur marginale que représente « le contenant » correspond à un surcout d’environ +100%.. Est-ce justifié ?

D’après Mike Elgan, la source du problème vient de l’industrie de Livre et plus précisément des Éditeurs qui ne jouent pas le jeu en s’abstenant de proposer des offres plus en phase avec les usages d’aujourd’hui. Bref, plutôt que de profiter de l’innovation, l’industrie du livre a tendance à la craindre.. Et c’est bien dommage. Voici les « conseils » d’Elgan pour faire avancer le secteur dans la bonne direction:

1. Créer des packages (bundles) Multimédia pour le livre. Simple et efficace ! Pour par exemple 10$ de plus qu’un livre traditionnel, proposer une version « tout en un » : Livre + format numérique + format Audio.

2. Les eBooks devraient pouvoir être revus et corrigés « à la volée ». Plutôt que de sortir des ré-éditions, les eBooks devraient pouvoir évoluer automatiquement (avec un système d’annotations).

3. Intégrer les réseaux sociaux aux eBooks. Les livres représentent une source majeure pour les discussion, les analyses, les échanges, les débats. Les réseaux sociaux trouveraient donc une place de choix dans nos Kindles et autres Liseuses numériques.

4. Sortir les livres en version numérique avant la version physique. C’est une proposition basée sur une réalité logistique qui fait du sens. Les livres numériques peuvent être distribués bien avant les versions physiques et les éditeurs ont tort de ne pas en profiter. On comprend que le choix actuel de la sortie simultanée des différents formats a pour principal but de protéger l’industrie du livre traditionnelle, mais est-ce que cela va vraiment dans le sens de l’industrie du livre dans son ensemble ?

Bref un article très intéressant qui donne de la perspective à l’évolution du marché du livre dans un contexte de révolution numérique. Quand on connait le poids des lobbys du livre en France, on peut imaginer à quelle point il sera difficile de faire bouger les éditeurs.. Mais il est clair que ce n’est qu’une question de temps pour que l’industrie du livre comprenne que le livre numérique n’est pas une menace, mais au contraire une fantastique opportunité pour leur développements futurs.

sept

16

« Lost Symbol » sur Kindle devance la version livre dans le classement Amazon !

By Nico

LostSymbol/Amazon

Après les réserves émises par Steve Jobs à propos du succès du Kindle, voici une info concrète qui nous permet de relativiser :

Sur Amazon.com, le tant attendu « Lost Symbol », (nouveau roman de Dan Brown – la suite du Da Vinci Code) se vend plus en version e-book/Kindle qu’en version livre ! C’est une info remontée par thekindlenationblog qui constate que l’offre digital est passée au dessus de l’offre physique dans le classement « BestSellers in book » visible sur Amazon.com :

Kindle_top

[Source - thekindlenationblog.blogspot.com]

Petit bémol cependant dans la mesure ou le classement parle de « popularité » (The most popular items in Mystery & Thrillers) et donc, pas nécessairement de « volume de ventes ». Bref une info réjouissante sur la popularité de ce format au sein des clients Amazon US, mais tout de même à prendre avec des pincettes en ce qui concerne la comparaison des volumes de ventes du livre digital Vs Physique.

sept

15

Steve Jobs critique ouvertement le Kindle

By Nico

Ceux qui suivent l’actualité d’Apple ont sans doute vu passer un commentaire sur le Kindle qui n’est pas passé inaperçu. Je veux parler de l’intervention de Monsieur Steve Jobs à la suite du Keynote du 10 septembre.

steve-jobs

Je ne m’étendrait pas sur le contenu de cette intervention, mais pour résumer, Steve Jobs s’étonne qu’Amazon ne communique pas de chiffre sur les ventes du Kindle et il en conclue que ces derniers ne sont pas à la hauteur de leurs espérances.  Dans la guerre des chiffres, on a souvent du mal à distinguer le vrai du faux.. voici par exemple une analyse chiffrée – relayée récemment par ebouquin.fr :
« D’après Jim Friedland du cabinet d’analyse Cowen, Amazon devrait disposer de 1,5 million d’utilisateurs de Kindle d’ici la fin 2009 et ce chiffre devrait doubler d’ici la fin 2010. En moins de 5 ans, 17% des clients d’Amazon disposeront d’un Kindle, soit 4% de la population américaine. Dans cette période de temps, le Kindle et la vente de contenu lié à l’appareil généreraient 2,3 milliards de dollars de chiffres d’affaires. »
[source - ebouquin.fr]

En plus de ce constat, Jobs donne son avis sur le principe même du Kindle en estimant que les gens (qui d’après lui lisent de moins en moins) ne s’intéressent pas à un outil mono-tâche.. « Je suis sûr qu’il y aura toujours des appareils dédiés et il peut même y avoir quelques avantages à ne savoir faire qu’une seule chose. Mais je pense que les produits généralistes finiront par l’emporter. Parce qu’à mon sens les gens ne sont pas disposés à payer pour un produit dédié.« 

Pourquoi ne peut-on « que » lire des livres/journaux/blogs sur les e-books ? C’est une critique qui revient souvent sur les e-books.
A mon avis, ce n’est pas un réel problème pour la raison suivante : pour un bon confort de lecture, il faut un minimum d’espace de lecture ce qui contraint les constructeurs à créer des « liseuses » d’une certaine taille. Qui voudrait utiliser ce type de produit pour une autre utilisation ? J’ai un Iphone et il remplit parfaitement ses tâches, mais je ne vais pas lire des heures sur son écran rétro-éclairer >> je ne lirai pas un livre sur l’iPhone. De la même manière, je n’écouterai pas un album sur un Kindle.. car le format ne m’y incite pas.

Bref, à vouloir trop en faire, on fait tout mal. Aujourd’hui le Kindle est une bonne liseuse, pourvu que ça dure !
Je précise que je suis un grand fan de Steve Jobs et que je ne remet pas en cause les compétence de ce grand entrepreneur ! Je pense juste que la lecture est une activité « a part », et qu’il faut le prendre en compte dans les développements de produit. Il faut aussi remettre les choses dans leur contexte quand on sait qu’Apple prépare la iTablet, qui devrait évidemment se positionner en alternative au Kindle et autres liseuses digitales. Apple joue gros sur ce produit et on peut s’attendre à du très lourd ! On en reparle probablement très bientôt sur ce blog ;)